S’inscrire à France Travail : délais, documents et premier paiement
L’indemnisation ne démarre jamais avant l’inscription. Estimez le jour à partir duquel vous serez indemnisé.
Quand commence votre indemnisation ?
Premier jour indemnisé
J + 16 après la fin du contrat
| Différé congés payés | 9 jours |
| Délai d’attente | 7 jours |
| ARE brute mensuelle | 1 406 € |
Mis à jour le · Radif Partners · Charte éditoriale
Pour percevoir l’allocation chômage, il faut être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail. L’inscription se fait en ligne, dès le lendemain de la fin du contrat de travail, et au plus tard dans les 12 mois qui suivent. Elle vaut demande d’allocation. Les pièces à préparer sont une pièce d’identité, le numéro de sécurité sociale, un relevé d’identité bancaire et un CV ; les attestations d’employeur sont transmises par les entreprises. L’indemnisation ne commence pas le jour de l’inscription : s’appliquent d’abord le différé lié aux congés payés, le différé spécifique lié aux indemnités supra-légales, puis un délai d’attente de 7 jours. Sans indemnité particulière, le premier jour indemnisé est le huitième jour. Avec 800 € d’indemnité de congés payés et un salaire de 2 500 € bruts, il recule à J + 16. L’allocation est ensuite versée chaque mois, à terme échu, après l’actualisation mensuelle. Une inscription tardive ne fait pas perdre de droits, mais décale d’autant le premier paiement.
Quand commence l’indemnisation : exemples
| Indemnité de congés payés | Indemnité supra-légale | Inscription après la fin du contrat | Différé congés payés | Différé spécifique | Premier jour indemnisé |
|---|---|---|---|---|---|
| 0 € | 0 € | 0 jours | 0 jours | 0 jours | J + 7 |
| 800 € | 0 € | 0 jours | 9 jours | 0 jours | J + 16 |
| 1 500 € | 0 € | 0 jours | 18 jours | 0 jours | J + 25 |
| 800 € | 5 000 € | 0 jours | 9 jours | 44 jours | J + 60 |
| 800 € | 0 € | 30 jours | 9 jours | 0 jours | J + 37 |
| 0 € | 20 000 € | 0 jours | 0 jours | 150 jours | J + 157 |
Exemples pour un salaire de 2 500 € bruts. Les différés se comptent à partir du lendemain de la fin du contrat ; le délai d’attente de 7 jours court à partir de l’inscription, ou de la fin des différés si elle est postérieure. S’inscrire pendant les différés ne coûte donc rien, alors que s’inscrire après retarde le premier paiement, comme le montre la ligne à trente jours.
Étape 1 : préparer les documents
- Pièce d’identité en cours de validité : carte nationale d’identité, passeport ou titre de séjour.
- Numéro de sécurité sociale figurant sur la carte Vitale.
- Relevé d’identité bancaire à votre nom.
- Curriculum vitae à jour, que vous pourrez déposer dans votre espace.
- Attestations d’employeur des contrats terminés. L’employeur les transmet par voie dématérialisée ; conservez votre exemplaire et vos derniers bulletins de paie en cas d’écart.
Étape 2 : s’inscrire en ligne
Rendez-vous sur le site de France Travail et choisissez l’inscription comme demandeur d’emploi. Vous renseignez votre identité, votre situation familiale, votre dernier emploi et le motif de fin de contrat, puis vous validez la demande d’allocation. Un identifiant vous est attribué et votre espace personnel est créé. La date retenue est celle de la validation : faites la démarche sans attendre d’avoir tous les justificatifs, vous pourrez les ajouter ensuite. Si vous êtes encore en préavis, la préinscription est possible avant la fin du contrat.
Étape 3 : l’entretien et le contrat d’engagement
Un premier entretien est organisé avec un conseiller dans les semaines qui suivent. Il sert à vérifier votre dossier, à faire le point sur votre projet et à établir votre contrat d’engagement, qui fixe vos objectifs et un nombre d’heures d’activité hebdomadaires consacrées à la recherche d’emploi, à la formation ou à l’accompagnement. Le respect de ce contrat conditionne le maintien de l’inscription et de l’allocation. Présentez-vous à chaque convocation : une absence sans motif légitime peut entraîner une suspension.
Étape 4 : la notification de droits
Une fois le dossier complet, France Travail vous adresse une notification indiquant le salaire journalier de référence, le montant journalier brut et net, la durée de vos droits, les différés appliqués et la date du premier jour indemnisé. Vérifiez-la avec le simulateur : pour 2 500 € bruts, l’allocation doit avoisiner 1 406 € bruts par mois. En cas d’erreur sur les salaires retenus ou sur la période de référence, demandez un réexamen en joignant vos bulletins de paie. La page sur le salaire journalier de référence explique le calcul.
L’actualisation mensuelle
Chaque mois, vous déclarez votre situation : êtes-vous toujours à la recherche d’un emploi, avez-vous travaillé, été en formation, en arrêt maladie, perçu une pension. La période d’actualisation s’ouvre vers le 28 et se termine vers le 15 du mois suivant ; le calendrier exact figure dans votre espace. Déclarez toute activité, même de quelques heures, et joignez le bulletin de paie dès que vous l’avez. Le cumul de l’ARE avec un salaire est possible, mais une activité non déclarée conduit à un trop-perçu à rembourser.
Le paiement
L’allocation est payée pour le mois écoulé, en fonction du nombre de jours du mois : 30, 31, 28 ou 29 allocations journalières. Le premier versement ne couvre que les jours indemnisables après les différés et le délai d’attente. Si votre dossier est incomplet au moment du premier paiement, une avance peut être versée. La page sur les différés d’indemnisation explique comment réduire l’attente.
Le délai de douze mois et ses exceptions
Passé le délai de 12 mois après la fin du contrat, la demande d’allocation est rejetée au titre de cet emploi. Ce délai est allongé de la durée de certains événements : arrêt maladie indemnisé, congé de maternité ou de paternité, formation, accompagnement d’un proche handicapé ou en fin de vie, création d’entreprise, détention. Pensez à signaler ces périodes lors de l’inscription pour qu’elles soient prises en compte.
Cas particuliers
Après une rupture conventionnelle, la démarche est la même, avec un différé spécifique si l’indemnité dépasse le minimum légal. Après un licenciement économique, le contrat de sécurisation professionnelle remplace l’inscription classique pendant douze mois. Après une démission, l’inscription reste possible et utile : elle permet de demander un réexamen au bout de 121 jours de chômage.