Simulateur chômage ARE 2026 : allocation brute, nette et durée d’indemnisation
Entrez votre salaire brut, vos mois travaillés et votre âge. Vous obtenez votre ARE journalière et mensuelle, le montant net réellement versé après CSG, CRDS et retraite complémentaire, la durée exacte avec la contracyclicité, les différés, la dégressivité et vos dates de début et de fin de droits.
ARE brute par mois (30 jours)
1 406 €
46,85 € brut/jour · 1 331 € net/mois · 548 jours
| Salaire journalier de référence (SJR) | 82,19 € |
| ARE brute journalière (57 % du SJR) | 46,85 € |
| − Retraite complémentaire (3 % du SJR) | 2,47 € |
| − CSG + CRDS (exonérée : ARE < 61 €/jour) | 0,00 € |
| = ARE nette journalière | 44,38 € |
| ARE nette par mois de 30 jours | 1 331 € |
| Taux de remplacement brut | 56,2 % |
| Durée · 24 mois retenus (730 j) × 0,75 | 548 jours ≈ 18,3 mois |
| Différés : attente 7 j + congés payés 0 j + spécifique 0 j | 7 jours |
| Premier jour indemnisé | 7 novembre 2026 |
| Fin de droits (estimation) | 8 mai 2028 |
| Total brut / net sur la période | 25 674 € / 24 320 € |
Paramètres en vigueur (pas de revalorisation au 1er juillet 2026) : minimum 32,13 €/j dans la limite de 75 % du SJR, partie fixe 13,18 €, plancher de dégressivité 92,57 €, diviseur du différé spécifique 111,8 (depuis le 1er janvier 2026), exonération de CSG/CRDS sous 61 €/j. L’ARE est imposable (prélèvement à la source par France Travail).
Règlement Unédic · paramètres au 1er juillet 2026 · mis à jour le
Comment l’ARE est calculée
L’allocation d’aide au retour à l’emploi est une assurance : elle remplace une partie du salaire perdu, en proportion de ce que vous gagniez et de ce que vous avez travaillé. Le règlement d’assurance chômage fixe une chaîne de calcul en six étapes, que le simulateur reproduit une à une pour que vous puissiez vérifier la notification de France Travail.
- Salaire journalier de référence. Salaires bruts des 24 derniers mois (primes incluses, indemnités de rupture exclues) divisés par le nombre de jours calendaires de la période (730 jours pour 24 mois complets), dans la limite de 16 020 € brut par mois (4 plafonds de la Sécurité sociale).
- ARE brute journalière. Le plus favorable de 40,4 % × SJR + 13,18 € et 57 % × SJR, entre 32,13 € et 75 % du SJR.
- ARE nette. Moins 3 % du SJR pour la retraite complémentaire, moins CSG 6,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % de l’allocation, avec exonération sous le SMIC journalier. Puis prélèvement à la source de l’impôt.
- Durée. Jours travaillés × 0,75 (contracyclicité), plafonnés à 548, 685 ou 822 jours selon l’âge.
- Dégressivité. −30 % à partir du 183e jour si le SJR dépasse 162,4 € et que vous avez moins de 55 ans, plancher 92,57 €.
- Différés. 7 jours d’attente + congés payés + différé spécifique sur les indemnités supra-légales.
Exemple détaillé : 2 500 € brut, 24 mois travaillés, 40 ans
Sur 24 mois à 2 500 € brut, la période de référence totalise 60 000 € pour 730 jours : le SJR vaut 82,19 €. La formule à partie fixe donne 40,4 % × 82,19 € + 13,18 € = 46,38 € ; la formule proportionnelle donne 57 % × 82,19 € = 46,85 €. France Travail retient la plus élevée, 46,85 € par jour, soit 1 406 € brut pour un mois de 30 jours. Après la retenue retraite complémentaire (2,47 € par jour) et la CSG-CRDS, il reste 44,38 € par jour et 1 331 € net par mois. Vingt-quatre mois travaillés ouvrent 730 jours de droits théoriques, ramenés à 548 jours par la contracyclicité : dix-huit mois d’indemnisation, pour un total net d’environ 24 320 €.
Exemples 2026 : 24 mois travaillés, 40 ans
| Salaire brut/mois | SJR | ARE brute/jour | ARE brute/mois (30 j) | ARE nette/mois | Taux de remplacement brut |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 500 € | 49,32 € | 33,10 € | 993 € | 964 € | 66,2 % |
| 2 000 € | 65,75 € | 39,74 € | 1 192 € | 1 133 € | 59,6 % |
| 2 500 € | 82,19 € | 46,85 € | 1 406 € | 1 331 € | 56,2 % |
| 3 000 € | 98,63 € | 56,22 € | 1 687 € | 1 598 € | 56,2 % |
| 4 000 € | 131,51 € | 74,96 € | 2 249 € | 1 982 € | 56,2 % |
| 5 000 € | 164,38 € | 93,70 € | 2 811 € | 2 478 € | 56,2 % |
Le taux de remplacement décroît avec le salaire : la partie fixe de 13,18 € avantage les bas salaires, dont l’allocation approche 75 % du brut, tandis qu’au-delà d’environ 2 420 € brut la formule proportionnelle de 57 % prend le relais. Les retenues sociales, elles, ne s’appliquent pleinement qu’au-dessus d’environ 3 700 € brut, ce qui explique l’écart réduit entre brut et net sur les premières lignes du tableau.
Qui a droit à l’ARE
Quatre conditions cumulatives ouvrent le droit. Avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures au cours des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans), soit environ six mois ; pour une première ouverture de droits, cinq mois suffisent depuis avril 2026. Avoir perdu son emploi involontairement : licenciement quel qu’en soit le motif, rupture conventionnelle, fin de CDD ou de mission, démission légitime ou démission pour reconversion validée. Être inscrit comme demandeur d’emploi et rechercher activement un emploi. Ne pas avoir atteint l’âge de la retraite à taux plein et résider en France. Les détails et les cas limites sont dans le guide Conditions d’ouverture des droits.
La durée en détail
Chaque jour travaillé pendant la période de référence donne 0,75 jour d’allocation tant que la contracyclicité s’applique, c’est-à-dire tant que le taux de chômage reste sous 9 % et n’augmente pas de 0,8 point sur un trimestre. Les plafonds sont fixés par l’âge à la fin du contrat : 548 jours avant 55 ans, 685 jours à 55 et 56 ans, 822 jours à partir de 57 ans. Si la conjoncture se dégrade, la réduction est suspendue et les durées passent à 730, 913 et 1 095 jours pour les nouvelles ouvertures de droits. Les jours non indemnisés pendant une reprise d’activité ne sont pas perdus : ils reculent la fin de droits d’autant. Le simulateur Durée d’indemnisation affiche les dates. La durée ne descend jamais sous 182 jours. Après une rupture conventionnelle individuelle dont le contrat prend fin à partir du 1er septembre 2026, le plafond tombe à 456 jours avant 55 ans et 624 jours ensuite.
Paramètres en vigueur en 2026
| Paramètre | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Allocation minimale | 32,13 €/jour | Unédic |
| Partie fixe | 13,18 €/jour | Unédic |
| Taux | 40,4 % + fixe, ou 57 % | Règlement art. 14 |
| Plancher / plafond | 57 % / 75 % du SJR | Règlement art. 14–15 |
| Affiliation minimale | 130 jours ou 910 h sur 24 mois | Règlement art. 3 |
| Durée max. (< 55 / 55–56 / ≥ 57 ans) | 548 / 685 / 822 jours (contracyclicité) | Règlement art. 9 |
| Seuil de dégressivité | SJR > 162,4 € | Règlement art. 17 bis |
| Plancher de dégressivité | 92,57 €/jour | Unédic |
| Diviseur du différé spécifique | 111,8 | Unédic |
| Délai d’attente | 7 jours | Règlement art. 22 |
| SMIC journalier brut (seuil CSG) | 61 € | Unédic |
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Les démarches, de la fin du contrat au premier virement
- Inscription sur francetravail.fr dès le lendemain de la fin du contrat, avec l’attestation employeur (transmise par l’employeur via la DSN, à vérifier dans votre espace), une pièce d’identité, un RIB et la carte Vitale. L’inscription vaut demande d’allocation.
- Entretien de situation dans le mois : votre conseiller établit le projet personnalisé et vous informe de vos droits ; la notification écrite précise le SJR, l’allocation journalière, la durée et les différés.
- Actualisation mensuelle entre le 28 et le 15 du mois suivant : vous déclarez si vous avez travaillé, suivi une formation ou été en arrêt maladie. Sans actualisation, pas de paiement et radiation possible.
- Paiement dans les jours qui suivent l’actualisation, en général entre le 2 et le 5 du mois, pour le mois écoulé. Le premier versement intervient une fois les différés écoulés, souvent quatre à six semaines après l’inscription.
- Justificatifs : bulletins de salaire des 24 derniers mois si l’attestation employeur est incomplète, jugement ou convention de rupture, certificat de travail.
Dégressivité et hauts salaires
Depuis 2021, les allocataires de moins de 55 ans dont le SJR dépasse 162,4 €, soit environ 4 940 € brut par mois (une ARE supérieure à 92,57 € par jour), voient leur allocation réduite de 30 % à partir du 183e jour indemnisé. Le plancher de 92,57 € par jour limite la baisse pour les SJR proches du seuil. Les périodes de formation validées suspendent le décompte des 182 jours. Le simulateur applique la règle automatiquement et affiche les deux montants ; le guide Dégressivité détaille les exceptions.
Les différés : pourquoi le premier paiement tarde
Trois délais se cumulent avant le premier jour indemnisé. Le délai d’attente de 7 jours, systématique. Le différé congés payés, égal à l’indemnité compensatrice de congés payés divisée par le SJR, plafonné à 30 jours. Le différé spécifique, égal aux indemnités de rupture qui dépassent l’indemnité légale divisées par 111,8, plafonné à 150 jours (75 en cas de licenciement économique). Une rupture conventionnelle généreuse peut ainsi repousser le premier versement de cinq mois ; le guide Différés d’indemnisation donne les ordres de grandeur.
Reprendre un emploi pendant l’indemnisation
Le cumul entre allocation et salaire est la règle, pas l’exception. Chaque mois, France Travail déduit 70 % du salaire brut repris de l’allocation mensuelle, dans la limite de l’ancien salaire. Une mission de 800 € brut ne coûte donc que 560 € d’allocation, et les jours non payés sont reportés en fin de droits. Au-delà de 130 jours travaillés pendant l’indemnisation, un rechargement calcule de nouveaux droits sur ces périodes. Le guide Cumul ARE et salaire chiffre les cas courants.
Impôt et retenues sociales
L’ARE est un revenu de remplacement imposable dans la catégorie des traitements et salaires, avec l’abattement de 10 %. France Travail applique le prélèvement à la source au taux personnalisé transmis par l’administration fiscale, après avoir déduit la retenue retraite complémentaire, la CSG et la CRDS. La CSG comporte une part déductible de 3,8 points qui réduit le revenu imposable de l’année. Le montant net affiché par le simulateur est le net social, avant impôt ; la page ARE nette explique les seuils d’exonération.
7 réflexes avant l’inscription
- Inscrivez-vous dès le lendemain de la fin du contrat sur francetravail.fr : les droits ne sont jamais rétroactifs.
- Rassemblez vos bulletins des 24 derniers mois : les primes comptent dans le SJR, les indemnités de rupture non.
- Négociez la rupture conventionnelle en connaissant le différé spécifique : chaque tranche de 111,8 € au-delà du légal repousse l’indemnisation d’un jour.
- Vérifiez la contracyclicité : la réduction de 25 % de la durée est suspendue si le chômage dépasse 9 % ou augmente de 0,8 point en un trimestre.
- Anticipez la dégressivité si vous gagniez plus de 4 940 € brut : le 7e mois coûte jusqu’à 30 %, sans descendre sous 92,57 € par jour.
- Reprenez un emploi même court : le cumul est possible et les droits non consommés sont conservés (rechargement).
- Soldez vos congés avant la fin du contrat plutôt que de les faire payer : l’indemnité compensatrice crée un différé, les congés pris n’en créent pas.
Erreurs fréquentes dans la notification
Trois écarts reviennent souvent entre la simulation et la notification. Un SJR trop bas parce qu’un mois de salaire ou une prime annuelle manque dans l’attestation employeur : comparez la somme retenue avec vos bulletins. Une durée plus courte que prévu parce que des jours non travaillés entre deux contrats ont été retirés au-delà du plafond de 75 % des jours travaillés. Un différé spécifique calculé sur la totalité de l’indemnité de rupture au lieu de la seule part supra-légale. Dans les trois cas, une demande de révision écrite dans votre espace personnel, avec les justificatifs, suffit généralement ; le recours devant l’instance paritaire régionale reste possible en cas de refus.
Questions fréquentes
Comment est calculée l’allocation chômage ?
À partir du salaire journalier de référence (SJR) : la somme de vos salaires bruts des 24 derniers mois divisée par le nombre de jours calendaires de la période (730 jours pour 24 mois complets). L’ARE journalière est la plus élevée de deux formules, 40,4 % du SJR + 13,18 € ou 57 % du SJR, sans dépasser 75 % du SJR ni descendre sous 32,13 €. Elle est versée sur une base de 30 jours par mois.
Quelle différence entre ARE brute et nette ?
France Travail retient une participation à la retraite complémentaire (3 % du SJR), puis la CSG (6,2 %) et la CRDS (0,5 %) sur 98,25 % de l’allocation, sauf si l’allocation est inférieure au SMIC journalier ou si le prélèvement l’y ferait passer. Le net est ce que vous recevez, avant l’impôt sur le revenu prélevé à la source.
Combien de temps suis-je indemnisé ?
Autant de jours que vous avez travaillé sur la période de référence (24 mois, 36 mois à partir de 55 ans), multiplié par 0,75 tant que la conjoncture est favorable (contracyclicité), dans la limite de 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours à 55–56 ans et 822 jours à partir de 57 ans.
Qu’est-ce que la dégressivité ?
C’est la réduction appliquée aux allocations les plus élevées. Si votre salaire journalier de référence dépasse 162,4 €, environ 4 940 € brut par mois, et que vous avez moins de 55 ans, l’allocation est réduite de 30 % à compter du 7ᵉ mois d’indemnisation, sans jamais descendre sous 92,57 € par jour. Au-delà de 55 ans, la dégressivité ne s’applique pas, et elle est suspendue pendant une formation validée.
Quand commence l’indemnisation ?
Après un délai d’attente de 7 jours, un différé congés payés (indemnité de congés non pris ÷ SJR, max 30 jours) et, le cas échéant, un différé spécifique lié aux indemnités supra-légales (÷ 111,8, max 150 jours, 75 en cas de licenciement économique).
Peut-on cumuler ARE et salaire ?
Oui, et c’est le cas le plus fréquent de reprise d’emploi. France Travail déduit de l’allocation mensuelle 70 % du salaire brut de la nouvelle activité ; le total perçu, salaire et allocation réunis, ne peut pas dépasser votre salaire mensuel de référence. Les jours qui ne sont pas payés de ce fait ne sont pas perdus : ils reculent d’autant la date de fin de droits, ce qui allonge la période d’indemnisation.
Faut-il déclarer l’ARE aux impôts ?
Oui. L’allocation est un revenu de remplacement imposable, à déclarer comme un salaire et ouvrant droit au même abattement de 10 %. France Travail applique le prélèvement à la source, sur le montant net de retenues sociales, au taux transmis par l’administration fiscale. Ce taux ayant été calculé sur vos revenus d’activité, il est souvent trop élevé après une perte d’emploi : il peut être modulé à tout moment sur impots.gouv.fr.
Les données sont-elles transmises ?
Non, aucune. Le calcul est exécuté intégralement par votre navigateur, à partir des barèmes embarqués dans la page : salaire, durée d’affiliation, âge et indemnités de rupture ne quittent pas votre appareil, ne sont enregistrés nulle part et ne sont associés à aucun identifiant. Il n’y a ni compte, ni inscription, ni envoi vers un serveur. Si vous utilisez le lien de partage, vos saisies sont encodées dans l’adresse elle-même.
Simulateurs et guides associés
ARE nette
CSG, CRDS et retraite complémentaire déduites.
Durée d’indemnisation
Jours, contracyclicité, plafonds par âge.
Salaire journalier de référence
La base de tout le calcul.
Dégressivité
−30 % dès le 7e mois pour les hauts salaires.
Différés
Quand le premier versement arrive.
Cumul ARE et salaire
Reprendre un emploi sans tout perdre.
Sources
Rédigé par Radif Partners
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