Chômage partiel : calcul de l’indemnité d’activité partielle
En activité partielle, chaque heure non travaillée est indemnisée à 60 % du brut. Entrez votre salaire et vos heures chômées.
Combien touchez-vous en activité partielle ?
Indemnité d’activité partielle
593 €
| Indemnité par heure chômée | 9,89 € |
| Salaire des heures travaillées | 1 511 € |
| Total brut du mois | 2 104 € |
| Perte sur le brut habituel | 396 € |
Mis à jour le · Radif Partners · Charte éditoriale
Le chômage partiel, dont le nom officiel est activité partielle, permet à une entreprise en difficulté passagère de réduire ou de suspendre l’activité de ses salariés sans rompre leur contrat. Pour chaque heure chômée, le salarié reçoit de son employeur une indemnité égale à 60 % de sa rémunération horaire brute, ce qui correspond à environ 72 % du salaire net. L’indemnité horaire est plafonnée à 60 % de 4,5 fois le SMIC, soit 33,24 € depuis le 1er juin 2026. Les heures travaillées restent payées normalement. Exemple : pour un salaire de 2 500 € bruts et 60 heures chômées dans le mois, l’indemnité s’élève à 593 € et la rémunération brute totale à 2 104 €, soit 396 € de moins qu’un mois normal. Un mois entièrement chômé donne 1 500 €. La rémunération ne peut pas descendre sous le SMIC net pour un salarié à temps plein. L’activité partielle ne consomme aucun droit à l’allocation chômage.
Indemnité selon le salaire
| Salaire brut mensuel | Indemnité par heure chômée | Indemnité pour 60 h | Total brut du mois (60 h chômées) | Mois entièrement chômé |
|---|---|---|---|---|
| 1 900 € | 7,52 € | 451 € | 1 600 € | 1 141 € |
| 2 200 € | 8,70 € | 522 € | 1 852 € | 1 320 € |
| 2 500 € | 9,89 € | 593 € | 2 104 € | 1 500 € |
| 3 200 € | 12,66 € | 760 € | 2 694 € | 1 920 € |
| 4 500 € | 17,80 € | 1 068 € | 3 788 € | 2 700 € |
| 9 000 € | 33,24 € | 1 994 € | 7 434 € | 5 042 € |
Calcul pour un temps plein de 151,67 heures par mois. La dernière ligne illustre le plafond : au-delà de 4,5 fois le SMIC, l’indemnité horaire reste bloquée à 33,24 €. Le SMIC horaire brut est de 12,31 € depuis le 1er juin 2026.
Effet du nombre d’heures chômées
| Heures chômées | Salaire maintenu | Indemnité | Total brut | Part du brut habituel |
|---|---|---|---|---|
| 20 h | 2 170 € | 198 € | 2 368 € | 95 % |
| 40 h | 1 841 € | 396 € | 2 236 € | 89 % |
| 60 h | 1 511 € | 593 € | 2 104 € | 84 % |
| 100 h | 852 € | 989 € | 1 841 € | 74 % |
| Mois entier | 0 € | 1 500 € | 1 500 € | 60 % |
Exemple pour 2 500 € bruts. En net, la perte est plus faible qu’il n’y paraît : l’indemnité d’activité partielle ne supporte pas les cotisations salariales, seulement la CSG et la CRDS à 6,7 % après un abattement de 1,75 %. C’est ce qui explique le passage de 60 % du brut à environ 72 % du net.
La garantie du SMIC net
Un salarié à temps plein ne peut pas percevoir, sur le mois, moins que le SMIC net correspondant à sa durée de travail. Si la somme du salaire et de l’indemnité tombe en dessous, l’employeur verse un complément : c’est la rémunération mensuelle minimale. Cette garantie ne joue pas pour les apprentis et les salariés en contrat de professionnalisation rémunérés en dessous du SMIC, qui reçoivent une indemnité égale à leur rémunération habituelle.
Quelle rémunération sert de base
La rémunération horaire de référence est celle qui sert au calcul de l’indemnité de congés payés selon la règle du maintien de salaire, ramenée à un taux horaire sur la base de la durée légale ou de la durée contractuelle si elle est inférieure. Les primes liées au travail effectif y entrent ; les primes exceptionnelles, les remboursements de frais et l’intéressement n’y entrent pas. Les heures supplémentaires au-delà de 35 heures ne sont en principe ni indemnisées ni prises en compte, sauf si elles sont structurelles et prévues par une convention de forfait ou un accord collectif.
Dans quels cas l’entreprise peut y recourir
L’activité partielle répond à une baisse temporaire d’activité due à la conjoncture économique, à des difficultés d’approvisionnement, à un sinistre ou à des intempéries exceptionnelles, à une restructuration ou à toute autre circonstance exceptionnelle. L’employeur dépose une demande d’autorisation préalable auprès de l’administration, qui répond sous quinze jours ; il consulte le comité social et économique dans les entreprises d’au moins cinquante salariés. Il verse l’indemnité à la date habituelle de la paie et se fait rembourser une allocation de 36 % de la rémunération brute, au minimum 8,57 € par heure.
Activité partielle de longue durée
Quand la baisse d’activité est durable, un accord collectif peut mettre en place l’activité partielle de longue durée rebond. La réduction du temps de travail y est limitée, l’employeur prend des engagements de maintien dans l’emploi et de formation, et le salarié est indemnisé à 70 % de sa rémunération brute, dans la limite du même plafond de 4,5 fois le SMIC. Vérifiez sur votre bulletin de paie quel dispositif s’applique.
Vos droits pendant l’activité partielle
Le contrat est suspendu pendant les heures chômées, mais il continue de produire ses effets. Les heures chômées sont prises en compte pour le calcul des congés payés et pour la répartition de la participation et de l’intéressement. Elles ouvrent des droits à la retraite de base sous conditions et des points de retraite complémentaire au-delà de soixante heures par an. Vous pouvez suivre une formation pendant les heures chômées. En cas d’arrêt maladie, les indemnités journalières sont ajustées pour ne pas dépasser ce que vous auriez perçu en activité partielle.
Activité partielle et allocation chômage
Les deux dispositifs n’ont rien en commun, malgré le nom. Le chômage partiel est payé par l’employeur à un salarié qui garde son contrat ; l’ARE est versée par France Travail après une rupture. Si l’entreprise finit par licencier, vous ouvrez des droits comme n’importe quel salarié : les jours d’activité partielle comptent dans la durée d’affiliation, et les rémunérations de ces périodes sont écartées du salaire journalier de référence pour ne pas pénaliser votre allocation. En cas de licenciement économique, pensez au contrat de sécurisation professionnelle.