Durée d’indemnisation chômage 2026

Un jour travaillé donne 0,75 jour d’allocation en période de conjoncture favorable, jusqu’à 18, 22,5 ou 27 mois selon l’âge.

Primes incluses, hors indemnités de rupture

Seuls les 24 derniers mois comptent (36 dès 55 ans) · 6 mois minimum

Première ouverture de droits depuis 20 ans ?
Indemnités de rupture (différés)

Indemnité conventionnelle ou transactionnelle dépassant l’indemnité légale

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Durée d’indemnisation

548 jours

18,3 mois · 1 331 € net/mois · 24 320 € net au total

53 %
44 %
ARE nette
Retenues sociales
Perte de revenu
Salaire journalier de référence (SJR)82,19 €
ARE brute journalière (57 % du SJR)46,85 €
− Retraite complémentaire (3 % du SJR)2,47 €
− CSG + CRDS (exonérée : ARE < 61 €/jour)0,00 €
= ARE nette journalière44,38 €
ARE nette par mois de 30 jours1 331 €
Taux de remplacement brut56,2 %
Durée · 24 mois retenus (730 j) × 0,75548 jours ≈ 18,3 mois
Différés : attente 7 j + congés payés 0 j + spécifique 0 j7 jours
Premier jour indemnisé7 novembre 2026
Fin de droits (estimation)8 mai 2028
Total brut / net sur la période25 674 € / 24 320 €

Paramètres en vigueur (pas de revalorisation au 1er juillet 2026) : minimum 32,13 €/j dans la limite de 75 % du SJR, partie fixe 13,18 €, plancher de dégressivité 92,57 €, diviseur du différé spécifique 111,8 (depuis le 1er janvier 2026), exonération de CSG/CRDS sous 61 €/j. L’ARE est imposable (prélèvement à la source par France Travail).

Méthodologie →

Durée par mois travaillés et âge (contracyclicité active)

Mois travaillésMoins de 55 ans55–56 ans57 ans et plus
6 mois182 j (6,1 mois)182 j (6,1 mois)182 j (6,1 mois)
9 mois206 j (6,9 mois)206 j (6,9 mois)206 j (6,9 mois)
12 mois274 j (9,1 mois)274 j (9,1 mois)274 j (9,1 mois)
18 mois411 j (13,7 mois)411 j (13,7 mois)411 j (13,7 mois)
24 mois548 j (18,3 mois)548 j (18,3 mois)548 j (18,3 mois)
30 mois548 j (18,3 mois)685 j (22,8 mois)685 j (22,8 mois)
36 mois548 j (18,3 mois)685 j (22,8 mois)822 j (27,4 mois)

Plafonds

Durée minimale dans tous les cas : 182 jours (152 jours pour une première ouverture de droits avec 5 mois travaillés).
Âge à la fin du contratDurée max. normaleAvec contracyclicité (−25 %)Rupture conventionnelle, fin dès le 1er sept. 2026
Moins de 55 ans730 j (24 mois)548 j (18 mois)456 j (15 mois)
55–56 ans913 j (30 mois)685 j (22,5 mois)624 j (20,5 mois)
57 ans et plus1 095 j (36 mois)822 j (27 mois)624 j (20,5 mois)

Comment la durée est calculée

La durée d’indemnisation est égale au nombre de jours calendaires compris entre le premier jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat de la période de référence, jours non travaillés compris dans la limite de 75 % des jours travaillés. Ce nombre est plafonné à la durée maximale correspondant à votre âge à la fin du contrat, puis multiplié par 0,75 tant que le coefficient de contracyclicité s’applique, le résultat étant arrondi à l’entier supérieur, sans pouvoir descendre sous 182 jours : six mois travaillés donnent 183 × 0,75 = 138 jours, relevés à 182. Un salarié de 40 ans qui a travaillé sans interruption pendant les 24 mois obtient 730 jours plafonnés à 730, puis 548 jours après application du coefficient ; un salarié de 58 ans dans la même situation, dont la période de référence est de 36 mois, obtient 1 095 jours plafonnés à 1095, puis 822 jours.

Le mécanisme de contracyclicité

Le décret du 26 janvier 2023 a lié la durée des droits à la conjoncture. Le coefficient de 0,75 s’applique aux droits ouverts pendant une période dite « verte », c’est-à-dire tant que le taux de chômage au sens du BIT publié par l’Insee est inférieur à 9 % et n’a pas progressé de 0,8 point sur un trimestre. Si l’un des deux indicateurs bascule, la France entre en période « rouge » : les droits ouverts à partir du premier jour du mois suivant la publication sont calculés sans coefficient, avec les plafonds de 730, 913 et 1 095 jours. Le retour en période verte suppose que le taux repasse sous 9 % pendant trois trimestres consécutifs. Un droit déjà ouvert n’est pas modifié par un changement de période, sauf le complément de fin de droits : l’allocataire dont la durée a été réduite et qui arrive en fin de droits en période rouge reçoit un complément égal à la réduction subie, sans dépasser sept mois, sur demande.

Ce qui allonge ou raccourcit la durée

SituationEffet sur la durée
Reprise d’activité pendant l’indemnisationJours non indemnisés reportés en fin de droits
Arrêt maladie pendant l’indemnisationDroits suspendus et reportés
Formation validée (AREF)Consomme les droits ; rémunération de fin de formation possible ensuite
Sanction pour manquementSuppression de l’allocation 1 à 4 mois, jours perdus
Rechargement après 130 jours travaillésNouveau droit calculé sur les nouvelles périodes
Passage en période « rouge » en fin de droitsComplément de fin de droits jusqu’à 7 mois, sur demande
55 ans et plus en fin de droitsMaintien possible jusqu’à la retraite à taux plein dès 62 ans sous conditions

Fin de droits : ce qui suit

Lorsque le capital de jours est épuisé, trois issues existent. Le rechargement, si vous avez retravaillé au moins 130 jours ou 910 heures depuis l’ouverture du droit, calcule un nouveau droit sur ces périodes. À défaut, l’allocation de solidarité spécifique, versée par l’État sous condition de ressources et de cinq années d’activité dans les dix dernières, prend le relais pour environ 19 € par jour. Sinon, le revenu de solidarité active, versé par la caisse d’allocations familiales sur critères de ressources du foyer. Pour les allocataires de 62 ans et plus, le maintien de l’ARE jusqu’à la retraite à taux plein reste possible sous conditions d’affiliation, et pour ceux de 57 ans et plus, le plafond de 822 jours donne le temps d’atteindre l’âge légal.

Questions fréquentes

La rupture conventionnelle donne-t-elle la même durée ?

Plus depuis le 1er septembre 2026. Si votre contrat prend fin à cette date ou après à la suite d’une rupture conventionnelle individuelle, la durée est plafonnée à 456 jours (15 mois) avant 55 ans et à 624 jours (20,5 mois) ensuite. Seule compte la date de fin du contrat fixée dans la convention. Un droit court, calculé sous ces plafonds, n’est pas modifié.

Qu’est-ce que la contracyclicité ?

Depuis février 2023, la durée d’indemnisation est réduite de 25 % quand le taux de chômage est inférieur à 9 % et n’augmente pas de plus de 0,8 point sur un trimestre. Si l’un de ces indicateurs bascule, la réduction est suspendue et les durées « normales » (730, 913, 1 095 jours) s’appliquent aux nouveaux droits.

Comment sont comptés les jours travaillés ?

En jours calendaires entre le premier jour du premier contrat et le dernier jour du dernier contrat de la période de référence, périodes non travaillées comprises entre deux contrats non déduites au-delà d’un certain seuil ; les jours de fin de contrat non travaillés (préavis non effectué, dispense) comptent.

Que se passe-t-il en fin de droits ?

Deux issues. Si vous avez retravaillé au moins 130 jours ou 910 heures pendant l’indemnisation, le rechargement ouvre un nouveau droit, calculé sur ces nouvelles périodes d’emploi. À défaut, l’assurance chômage s’arrête et le relais est pris par la solidarité nationale : l’allocation de solidarité spécifique, sous condition de ressources et de cinq ans d’activité dans les dix ans précédant la fin du contrat, ou à défaut le RSA.

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Sources

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