Questions fréquentes sur l’allocation chômage
Douze réponses pratiques sur le versement, la maladie, la formation, l’impôt et les recours.
Estimez votre allocation chômage
ARE nette par mois
1 331 €
| ARE brute par mois | 1 406 € |
| Taux de remplacement | 56 % |
| Durée | 18,3 mois |
Questions fréquentes
Quand est versée l’allocation ?
Le versement intervient chaque début de mois, pour le mois écoulé, à condition de vous être actualisé entre le 28 du mois et le 15 du suivant : sans actualisation, le paiement est suspendu. Le premier virement arrive plus tard que les suivants, en général deux à quatre semaines après l’inscription, le temps que France Travail instruise le dossier et déduise le délai d’attente de 7 jours ainsi que les différés liés aux indemnités de rupture.
L’ARE est-elle versée 30 ou 31 jours ?
Depuis le 1er avril 2025, l’allocation est mensualisée : chaque mois est payé sur une base de 30 jours, quel que soit le nombre réel de jours du calendrier. Un mois de 31 jours n’est donc plus mieux payé qu’un autre, et février n’est plus pénalisé. Le nombre total de jours indemnisables, lui, ne change pas : c’est le rythme du versement qui est lissé, pas la durée du droit, qui reste comptée en jours.
Puis-je partir à l’étranger ?
Pour chercher un emploi dans l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse, le formulaire U2 demandé avant le départ permet de conserver l’allocation jusqu’à trois mois, prolongeables dans certains cas. Hors de ce cadre, l’allocation n’est pas versée pendant l’absence : vous disposez de 35 jours d’absence par an sans conséquence, et toute absence plus longue doit être déclarée à France Travail, sous peine de trop-perçu à rembourser.
Et si je suis malade ?
Pendant un arrêt de travail, l’allocation cesse d’être versée et les indemnités journalières de la Sécurité sociale prennent le relais ; elles sont calculées sur votre ancien salaire et sont généralement plus faibles que l’ARE. Les jours non indemnisés ne sont pas perdus : le droit est suspendu, puis reprend à l’issue de l’arrêt pour le reliquat restant. L’arrêt doit être transmis à France Travail comme à l’Assurance maladie.
Formation pendant le chômage ?
Une formation inscrite dans votre projet personnalisé d’accès à l’emploi ouvre droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi-formation (AREF), d’un montant identique à l’ARE et prélevée sur le même reliquat de droits. Deux différences comptent : la dégressivité est suspendue pendant la formation, et la durée d’indemnisation peut être prolongée si la formation se poursuit au-delà de la fin de droits. La formation doit être validée avant son démarrage.
Que se passe-t-il à 62 ans ?
À partir de 62 ans, l’allocation peut être maintenue au-delà de la fin de droits, jusqu’à la retraite à taux plein et au plus tard 67 ans. Le maintien suppose d’être indemnisé depuis au moins un an à la date de la fin de droits, de justifier de douze ans d’affiliation à l’assurance chômage et de cent trimestres validés à la retraite. À défaut, le droit s’éteint normalement à son terme.
L’ARE est-elle imposable ?
Oui. L’allocation est un revenu de remplacement imposable, déclaré comme un salaire et bénéficiant du même abattement de 10 %. France Travail applique le prélèvement à la source au taux transmis par l’administration fiscale, qui reste celui calculé sur vos revenus d’activité passés : il est donc souvent trop élevé après une perte d’emploi. Vous pouvez le faire baisser sans attendre la déclaration suivante, depuis votre espace sur impots.gouv.fr.
Puis-je toucher l’ARE avec une pension de retraite ?
Tout dépend de la pension. La liquidation d’une pension de retraite de base met fin au droit à l’allocation, définitivement. Une pension d’invalidité de 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie est compatible mais vient en déduction de l’allocation, euro pour euro. En revanche, une pension d’invalidité de 1ʳᵉ catégorie, une pension militaire ou une pension de réversion se cumulent intégralement avec l’ARE, sans réduction ni déclaration particulière au-delà de l’actualisation mensuelle.
Que devient mon droit si je crée une entreprise ?
Deux régimes s’offrent à vous, et le choix est irréversible. Le maintien de l’allocation conserve un versement mensuel, diminué de 70 % des revenus déclarés au titre de l’activité : il protège si l’entreprise démarre lentement. L’ARCE verse en capital 60 % du reliquat de droits, en deux fois à six mois d’intervalle, et interrompt l’indemnisation mensuelle : elle finance le lancement mais consomme le droit plus vite.
Les indemnités de rupture sont-elles imposables ?
L’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement est exonérée ; la rupture conventionnelle l’est dans la limite la plus élevée entre l’indemnité conventionnelle, deux fois la rémunération annuelle et 50 % de l’indemnité, plafonnée à six fois le plafond de la Sécurité sociale.
Que faire en cas de désaccord avec la notification ?
Commencez par une demande écrite de révision depuis votre espace personnel, en joignant les pièces qui contredisent le calcul : attestation employeur, bulletins de paie, contrat. Si la réponse ne vous satisfait pas, saisissez le médiateur régional de France Travail, qui réexamine le dossier gratuitement. En dernier recours, le tribunal judiciaire peut être saisi. Le délai de prescription est de deux ans à compter du jour où le droit a été notifié.
Le simulateur est-il officiel ?
Non, et c’est important. Ce simulateur applique le règlement d’assurance chômage et les paramètres publiés par l’Unédic, recalculés à chaque mise à jour des barèmes, mais il ne connaît ni votre dossier ni les pièces transmises par vos employeurs. Seule la notification d’ouverture de droits émise par France Travail fait foi, et c’est elle qui doit être contestée en cas d’erreur. L’estimation obtenue ici ne vous engage ni ne vous ouvre aucun droit.
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Rédigé par Radif Partners
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